Le dépanneur du coin
Martín habite à Québec depuis trois mois. Il vient d'Argentine. Ce soir, il ouvre le frigo et il n'a plus de lait. Il met sa tuque et son manteau. Le dépanneur est au coin de la rue.

Le soir, Martín va au dépanneur du coin pour acheter du lait.
Dans le dépanneur, tout est petit et bien rangé. Il y a du lait, du pain, des chips et de la bière. Martín prend un litre de lait. Il prend aussi un sac de chips au ketchup. Ses collègues lui ont dit que c'est une spécialité d'ici.
Il arrive à la caisse. La caissière sourit et elle parle très vite. — Bonsoir! Ça va être tout? Martín ne comprend pas tout de suite. Il répond « pardon? » avec un petit sourire. La femme répète plus lentement. — Est-ce que tu veux autre chose, là? — Non, c'est correct. Merci beaucoup.
La caissière s'appelle Ginette. Elle travaille ici depuis vingt ans. Elle aime jaser avec les clients. Elle demande à Martín d'où il vient. Il explique qu'il est argentin et qu'il apprend le français.
Martín sort sa carte. La machine dit « refusée ». Il essaie une deuxième fois. La machine refuse encore. Martín devient tout rouge. Il n'a pas d'argent comptant dans ses poches.
Ginette met le lait dans un sac de papier. — C'est pas grave. Tu vas payer demain. — Vous êtes sûre? — Certaine. Le monde du quartier fait ça tout le temps. Martín dit merci trois fois.
Dehors, il commence à neiger un peu. Martín marche vite vers son appartement. Demain, il va revenir avec dix dollars. Il va aussi acheter des fleurs pour Ginette. Cette fois, il connaît la réponse à la question. Il va dire: « Oui, ça va être tout, merci! »